Recette : les nouilles croustillantes vietnamiennes de Cam Tu feat. Kim

C’est la recette de l’enfance de Kim, un plat vietnamien, cuisiné par sa maman Cam Tu, qui l’a elle-même apprise de sa maman, Khue. Kim me parle de recettes élégantes et délicates, préparées avec beaucoup de finesse par sa maman et grande-mère. Des recettes qui ont permis de transmettre les goûts vietnamiens aux enfants nés en France. Pour ces recettes rien n’est écrit, tout est transmis à la voix et on apprend on observant et en essaiant.
J’ai appris que dans la cuisine vietnamienne il faut que ce soit aussi joli pour l’oeil que bon pour le ventre : il faut s’appliquer pour que la découpe soit jolie et uniforme. Et nous connaissant Kim et moi-même, c’était un peu notre challenge : ne pas nous couper un doigt, tout en coupant finement. Check.

J’ai également appris qu’il est possible de cuisiner joliment même rapidement : cuisson et service compris tout à été fait en 20-30min. Sa maman préparait ce plat à ses trois enfants en rentrant du travail, avec les légumes du moment, ceux qu’elle avait dans le frigo. Cette recette, parle de racines et de souvenirs..mais aussi d’adpatation : le petit twist français que la maman de Kim rajoute :essaie d’accompagner tes nouilles de la moutarde.. étonnant !

 De quoi j’ai besoin ? (pour 5 personnes, version hiver)

  • 2 paquets de nouilles chinoises aux œufs (détail important : la recette ne marche pas sinon! Pas de stress, on en trouve très facilement dans les rayons de ton supermarché)
  • 1 brocoli
  • 1 poivron pour la couleur…ou alors des carottes rouges !
  • 3 branches de céleri branche
  • 1/4 de céleri
  • 1 oignon
  • 3 carottes
  • 3 poignées de cacahuètes non salées
  • 2 blancs de poulet (facultatif. Tu peux mettre toute autre protéine que tu souhaites ou ne pas en mettre du tout !)
  • 1 bouquet de persil
  • de l’huile de sésame
  • de l’huile neutre (type tournesol)
  • du Nuoc-mâm
  1. Tu commences par laver et couper tous tes légumes dans la longueur, finement. Nous avons utilisé un économe, parce qu’on est pas super douées. Pour les brocolis, tu ne prends que les fleurs. (Tu pourras faire une soupe des branches et m’envoyer la recette, parce que je n’ai pas d’autres idées). Et enfin, dans une grande casserole mets de l’eau à bouillir.

2. Tu coupes les blancs de poulet, aussi dans la longueur, en respectant le sens des fibres la viande. Le petit jeu des différences de Ninotchka : on a évidemment oublié un légume quand on a tout préparé…et on l’a rajouté last minute…Il n’a donc pas posé sur la photo ! Lequel c’est ?

3. Dès que l’eau boue, tu mets tes nouilles à cuire. Elles doivent être cuites al dente. Elles sont fines, ça va aller très vite, je dirais à peine 3-4 minutes. Ensuite tu les égouttes et les passe immédiatement sous l’eau froide, pour en stopper la cuisson. (et on est d’accord que tu ne feras jamais ça avec des pâtes italiennes !)

4. Tu fais chauffer ta poêle pour les légumes, tu mets de l’huile de sésame. Quand c’est bien chaud, tu commences par faire revenir les oignons puis tu rajoutes tout le reste des légumes. Tu gardes les cacahuètes et le persil pour la fin. Quand les légumes commencent à cuire, tu peux rajouter la viande. Et du Nouc-Mâm. Rappelle-toi, ça sent fort, mais ça ne correspond pas au goût ! Mais oui, ça sent fort.

5. Et…tu te demandes… comment les nouilles deviennent croustillantes ? Dans une autre poêle, tu fais chauffer de l’huile neutre. Puis tu mets tes nouilles, pour qu’elles prennent bien toute la place dans la poêle. Tu ne les remues pas pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’elles commencent à dorer sous le dessous. Et là, tel un grand crêpier et avec un peu de délicatesse…tu retournes ton « omelette » de nouilles !

6. Quand tes légumes et nouilles sont prêts, c’est le moment où on rend tout ça joli : tu mets les nouilles sur une assiette plate, suffisamment grande et une partie des légumes dessus, avec un peu de persil et un peu de cacahuètes. Tu mets le reste des légumes dans un autre plat, les cacahuètes et le reste de persil aussi : comme ça chacun peut agrémenter son plat une fois servi ! Et…tu peux donc mettre aussi un peu de moutarde !

La recette des tortillas de Lilia

Si tu as lu la stor(i)etta de ma découverte de la cuisine mexicaine, tu as compris que cela a été riche en découvertes culinaires. J’ai adoré faire les tortillas, j’ai décidé de commencer par te partager cette recette !

Une pâte simple, que tu travailles à la main et qui plaît à tout le monde ! Et que tu peux faire faire aux petits, car ça ressemble vraiment à de la pâte à modeler.

Ce que j’ai aimé de cette recette, c’est que la tortilla c’est un peu la petite robe noire de ton placard, elle sait s’adapter à toute situation : tu viens de les faire toutes fines et avec de la sauce ? Ce sont des enchiladas. Tu les farcies, hop ce sont des tacos. Tu les fais à la main un peu plus épaisses ? Hop ce sont des gorditas (des petites grosses). Tu les a faites il y a quelques jours ? Hop, tu les emiettes dans tes œufs brouillés et ça devient des migas… (c’est le moment où je mets une photo d’œuf et mon compte explose non ? ).

Et comme avec ta robe noire, tu l’accessoirise au gré de ton humeur, avec ce que tu as dans ton placard ou ce que tu as dans ta cuisine..Un vrai plat familial et ludique ! Bon on va être précis : tu peux presque mettre ce que tu veux, j’ai failli déclencher une crise franco-mexicaine. Je reviendrai sur ce petit point de détail dans la semaine.

Revenons à nos tortillas. Nous les avons fabriqués, sur fond de salsa, dans la cuisine de Montbrison, avec la farine achetée à Paris, la presse commandée en ligne. Senora Lilia (mama de senor L) en appel vidéo en direct du Mexique pour nous aiguiller et Signora Michèle (mamma di Ninotchka) en supervision technique. La première rencontre se fait toujours dans une cuisine.

Avant de te lancer, il te faut évidemment la farine de maïs mexicaine et ce n’est pas la chose la plus simple… J’ai trouvé que cet article donnait de bonnes infos ! Pour la presse… Si tu es à Lyon, appelle-moi et on s’aide sinon… Je pense que c’est faisable sans presse aussi, à la main, bien tendues !

De quoi j’ai besoin ?

Pour la pâte :

farine de maïs (on va la mesurer par tasse = 1 tasse de taille moyenne = 6 tortillas )

Eau tiède (on la mesure aussi par tasse)

De l’huile neutre type tournesol

Un peu de sel

Pour la garniture :

Ce que tu veux ! J’ai commencé par des champignons et du gruyère, simple et chic.

1. On va commencer par la pâte. En fonction du nombres de tortillas que tu veux faire, tu multiplies le nombre de tasses. L’équilibre va être : 2 tasses de farine pour une demie tasse d’eau tiède. Tu sales un peu et tu malaxes bien. La pâte doit être souple et ne pas coller à tes doigts. Donc tu te fais confiance et tu ajustes en rajoutant de la farine si besoin. Pour ajouter un peu de souplesse tu peux ajouter un peu d’huile, mais ce n’est pas obligatoire. Évidemment nous, on l’a rajouté.

2. Puis tu fais de petites boules avec ta pâte… Et c’est quasi prêt !

3. Si tu as la presse, tu fais comme moi dans la vidéo .. Et tu dis aussi stop à la fin de l’action hein, je compte sur toi. Sinon tu les entends à la main, en essayant de faire de jolies formes rondes, pas trop fines.

4. Mets à chauffer une poêle (type une poêle à crêpes), tu la huiles légèrement. Tu attends qu’elle chauffe et tu commances à dorer tes tortillas, de chaque côté.

5. Et là tu as le choix : ou tu les prépares toutes en avance avant ton dîner (je conseille) ou tu les fais à la minute et tu les sers de suite !

6. Comment les farcir ? Nous avons joué la simplicité : un peu de gruyère ou autre fromage qui te plaît au centre de la tortilla. Ou alors des petits légumes simplement revenus. Ensuite avec ta spatule tu la plies doucement en deux, en veillant à ne pas la casser. Disfruta querrido lecteur !

7. Et voilà… Un apéro qui change, un plat familial à tester pour le samedi ou pour un bon brunch di dimanche

Stor(i)etta de la découverte de la cuisine mexicaine

Je suis une super bonne cuisinière de canapé : j’adore regarder les magazines de cuisine. J’en achète, je les dévore et je ne fais quasiment jamais les recettes. Je lis et j’écoute aussi M.Gaudry et ses amis. Je regarde des chefs parler de leurs recettes. Je peux t’en parler comme si je les avais goûtées. Je kiffe le foody-telling.

Mon ami Nx m’a beaucoup apporté. Pour une modique somme de 7euros par mois, il m’a permis de rentrer dans les meilleures tables du monde entier et côtoyer tous les chefs. Sans même me lever de mon canapé et ni dépenser de l’argent.

C’est d’ailleurs peut-être un peu grâce à NX si ma vie a été joliment bousculée. Plus précisément, NX a contribué à ma fixette sur le mole. Avant, en tant que bonne turinoise je ne connaissais que la Mole Antoneliana. Mais tu ne peux pas vraiment la manger. Puis j’ai écouté et vu Señor Enrique Olivera, et là j’ai compris qu’il y avait une autre dame qu’on appelait Mole. Une sauce de caractère et riche en histoires. Et puis ce Monsieur, au coin de sa cuisine, il a aussi commencé à faire des tortillas, avec une machine que je n’avais jamais vu et qui avait l’air trop cool. Là j’ai compris que le Mexique m’appelait. J’ai alors rencontré plein de chefs, j’ai cotoyé Laura Esquivel, j’ai cherché des ingrédients, j’ai touché des agaves bleues…depuis mon canapé.

Mais Nx ne peut pas tout. Et figure-toi qu’au détour d’une soirée, tu peux aussi rencontrer de vraies personnes. Enfin une personne, qui a eu la chance de naître au Mexique, qui sait faire du foody-telling aussi bien que Senor Olivera et qui te prépare même un mole, pour qu’enfin, je puisse comprendre comment du chocolat et des piments ça peut être magique ensemble.

Je te vois. Tu crois que je suis devenue hyper culcul. Tu crois vraiment que je me fais endormir juste par un petit mole fait maison ? Voilà, tu commences à me connaître. Tu ne rentres pas comme ça chez les Sorrentiniz. Tu dois faire un mole oui. Mais aussi un arroz rojo. Tu n’en n’as jamais fait ? Tant pis, pour toi, t’y vas t’y mettre quand même, parce que…encore une fois, on ne rentre pas comme ça chez les Sorrentiniz. Et puis tu vas aussi faire des tortillas de mais. Avec une masa de maiz (farine de mais instantanée) qui arrive directement du Mexique. Et tu vas aussi lui acheter cette machine trop cool. Pour que tous les Sorrentiniz and co. puissent essayer d’en faire. Et peut-être aussi pour que Ninotchka aies la machine qui lui faisait trop envie ! Et là,…là tu es bon, parce que tu rajoutes les deux ingrédients qui vont finir par te faire remporter la victoire. Tu ajoutes un peu de Mezcal et de la bachata. Ça donne une soirée de sourires, des plats remplis de nouvelles saveurs, des enfants heureux, les grands aussi…Comme tu peux le voir sur les photos ci-…ah non ! Tu ne verras aucunes photos : peut-être c’est le mezcal, peut-être c’est le chocolat…aucune photos de plats finis n’a été prises ! Aucune trace des cuisiniers..

Mais, pas de stress, je t’ai préparé un super recette de tortilla très simple…En attendant d’aller découvrir la richesse du Mexique sur place, j’ai eu une coach en directe vidéo de Veracruz ! Les tortillas de maiz de Lilia…c’est par ici !

Recette : i baci di dama delle madamin’

C’est qui Madamin’ ( prononces

Madamiiiiine). C’est madame en dialecte piémontais. Tu vois tu t’ameliores tellement en italien, qu’on a passé un cap ensemble.

Mais.. c’est qui au juste ? Je vais peut-être te décevoir, mais ce n’est pas vraiment quelqu’un que j’ai connu.  Ce n’est pas une recette directement de transmission, contrairement à ce me dicte ma ligne editoriale. Mais c’est une recette qui parle quand même de partage et et de patrimoine culinaire. Et de gourmandise.
Arrivée en France et en manque de petits gâteaux comme tu l’as compris ici, j’ai cherché à reproduire les goûts qui me manquaient…Cette recette est donc le fruit de longues recherches… Je ne recule devant aucun effort pour ma gourmandise.

Bon et ces madamin’alors ? Les madamin’ce sont toutes ces jolies femmes, d’un certain âge, d’une certaine classe, qui peuplent les salons de thé turinois. Qui boivent leur chocolat chaud ou bicerin l’après-midi entre copines. Et qui mangent un dolcetto avec (un petit gâteau, pas le vin rouge…tu as de drôles d’idées cher lecteur, hein). Et parmi ces petits biscuits, simples et raffinés, nous avons l’un de mes préférés… I baci di dama. Silence. Apprecies le joli nom.

Baci (tu prononces : BATCHI) di… ? oui, les baisers des dames. Et je peux t’assurer que tu vas en vouloir plein des baisers, que tu sois homme ou femme, hétéro ou pas…Et que tu vas vite essayer cette recette que j’ai décidé de te partager !

La simplicité de cette recette la rend aussi faisable par des enfants… Il faut juste aimer être patients et réguliers pour faire les petites boules.
De quoi j’ai besoin ?
300gr de farine
200 gr de poudre de noisettes
200 gr de beurre (je n’ai jamais dit que c’était une recette légère !)
200 gr de sucre semoule
100 gr de chocolat noir à 75% (à faire fondre pour ensuite coller tes biscuits)

1. Et bien rien de plus simple… Tu mélanges tout à l’exception du chocolat. (en photo mon cahier de recettes de mon enfance… Écriture d’époque !) 2. Une fois la pâte bien lisse, tu la laisses reposer 2h. Puis tu commences à faire des petites boules : tu prends un peu de pâte dans ta main et tu la roules sur tes paumes. Je te conseille de faire des petites boules, c’est plus joli et accessoirement plus digeste ! 3. Une fois que tu as regardé un épisode de ta série préférée et que tes biscuits sont faits, tu peux les mettre au four. Ça ne doit pas cuire longtemps : la coque doit rester plutôt blanche. Pour savoir s’ils sont cuits, tu en retournes un et s’ils sont légèrement dorés, tu peux les sortir du four.Four à 180°pour environ 15min ! Laisse-les refroidir (si possible sur une plaque en fer). 

4. Une fois qu’ils sont bien froids, tu peux faire fondre ton chocolat comme tu préfères (bain-marie ou micro-ondes…).Et vu que tu commences à me connaître, c’est la partie que je préfère : il biscotto se transforme en bacio di dama ! Mets un peu de chocolat sur la partie plus applantie du biscuit, trouve celui qui a la même forme et tu les colles ! Et tu essaies de ne pas les manger au fur et à mesure !

Stor(i)etta : mon addiction ai biscotti

Je bataille depuis que j’ai décidé d’écrire cet article sur le souvenir qui me rattache ai biscotti (=aux biscuits). Et en écrivant la fin de la version 1 de cet article, je viens d’en modifier le début car ça m’est enfin apparu une évidence. Et dans la version 2, tu as gagné le gros lot : ce n’est pas un mais bien deux souvenirs que je vais te partager. Générosité de Noël.

Ma famille a parcouru beaucoup de kilomètres en voiture. Et mon père étant matinier, nous partions toujours à l’aube. A 6h30 on était dans la voiture. Vraiment. J’ai plein de souvenirs de levés de soleil que je regardais à l’arrière de la Lancia Delta bleue, intérieur alcantara et petit toit ouvrant. Radio Italia uno ou Gipsy king en cassette. Un père moustachu au volant. La fin des années 80 en Italie, résumée en une voiture.
Mais je sais aussi que de ça tu t’en moques un peu et tu te demandes le lien avec i biscotti. Autogrill. Voilà le lien. La pause que mon papa faisait, infailliblement. Et infailliblement nous avions droit à un paquet de Grisbi’ et des morositas ou des fruit-joy (bonbons italiens,…rien à voir avec nous amis H.). Mais les Grisbi’…ça reste mon goût du voyage en voiture. Un paquet sobre et élégant qui n’avait d’égal que la perfection du biscuit : une coque chocolatée, avec à l’intérieur une onctueuse crème de noisettes.
N’essaie pas de me dire qu’on les trouve aussi en France : c’est vrai, des imitations existent. Mais oserais-tu comparer une baguette de ton boulanger de quartier, tout juste sortie du four, avec une baguette sous-vide prête à être réchauffée ? Voilà.

Mes souvenirs (et i biscotti d’ailleurs) ne sont pas qu’industriels, ce serait réducteur de croire ça.. Et sous-estimer ma gourmandise. Derrière ces biscuits , se cachent aussi un artisanat. Rentre dans les boulangeries italiennes et tu verras, elles regorgent de petites surprises : paste di meliga, canistrelli, meringhe, baci di dama...Tu rentres et tu repars avec ton petit sachet en kraft marron rempli de biscuits, que tu as acheté au poids..Ce sont d’ailleurs ces biscuits que je vais en partiete faire découvrir…Stay tuned !

Maintenant que tu as compris mon addiction, sache que mon petit déjeuner préféré est celui italien : à la maison avec i biscotti, au bar avec il cornetto. Je te parlerais une fois de mon arrivée en France au doux âge de 13 ans. Je voudrais juste partager avec toi, comment j’ai commencé une rehab forcée de biscotti : en France on ne déjeune pas avec des biscotti. Et ne me dis pas « mais si, il y a les Petits Beurre par exemple ». On ne va pas se mentir hein, il y a plus funky comme biscuit. Commencer ta journée avec un truc qui s’appelle petit beurre, déjà c’est quand même moyennement jouissif. Sans compter qu’un biscuit sur deux, un fois trempé dans le café chaud…disparaît dans ce même café chaud. Et ça, en général, ça me fou hors de moi.
Cocteau apparemment a dit que les français, ce sont des italiens de mauvaise humeur. Il avait dû lui découvrir i biscotti.
Envie de commencer bien la journée ? C’est par ici ou par !

Recette : i biscottini fulgurants façon crostata di Iolanda

Ça ne m’arrive pas souvent, mais des fois j’ai des fulgurances. Et cette recette en fait partie…Si la pâte de la crostata plaît autant…en mode biscottini (=petits biscuits)…ça ne doit pouvoir marcher, non ?

Et un jour j’ai aussi découvert le caramel au beurre salé. Alors même que je pensais que le caramel était une chose réservée au pro…et là j’ai eu une deuxième fulgurance. Et si le caramel servait à coller i biscottini ?

Ma gourmandise parle à ta gourmandise ? Tu as encore des enfants sous la main et tu veux les occuper, tout en profitant d’un bon goûter ? Voilà de quoi te satisfaire !

De quoi j’ai besoin ?

Pour le pâton même recette et ingrédients que la crostata : c’est ici

Pour le caramel :

  • 200 gr de sucre semoule
  • 160 cl de crème fraîche liquide
  • 60 de beurre salé
  1. Faire le pâton comme indiqué pour la crostata. Puis, avec ton emporte-pièce fétiche, tu fais des biscuits, jusqu’à épuisement de la pâte. Pas trop épais ni trop fins. Je sais ça t’aide,…fais-toi confiance !

2. Allumes ton four à 190°, laisse-le chauffer, puis enfourne tes biscuits. Quand ils sont dorés, tu peux les sortir. Normalement, tu as de quoi faire deux fournées !

3. Pendant que les beautés sucrées cuisent, tu peux commencer à préparer ton caramel. Mets dans une casserole à feu moyen la crème fraîche. Dans une casserole anti-adéherante, fais ton caramel avec le sucre. C’est à dire : tu mets le feu doux, tu mets ton sucre et tu attends qu’il brunisse en remuant de temps à autre et délicatement avec une cuillère en bois.

4. Lorsque ton caramel est fait et que la crème commence à bouillir, verse-la délicatement sur ton carmel, toujours à feu plutôt doux et en continuant à remuer avec ta cuillère en bois. Tu pourras éteindre quand le crème nappe la cuillère.

5. Tu laisses tiédir quelques minutes. Et ensuite, à feu de nouveau très bas, tu intègres le beurre salé dans ta crème. Tu veilles à ne pas faire de grumeaux. Dès qu’il est bien fondu, ton caramel est prêt !

6. Goûte ton caramel.

7. Et là, la partie la plus compliquée commence : coller tes biscuits sans les manger en même temps !


Recette : la Tchoutchouka de tante Anita feat. Yoel

Tu as lu la stor(i)etta de la Tante Anita et tu veux toi aussi te lancer dans cette recette ? Bon, je dois te donner quelques précautions : j’écris cette recette en décembre, mais elle a été réalisée à la fin de l’été…quand il y avait encore des poivrons de saison…donc soit tu attends un peu, soit tu tentes avec des poivrons que tu aurais pu congeler…Veille dans tous les cas qu’ils aient été conservés au naturel.

Deuxième précaution, et pas des moindres…Si tu as peu d’être généreux en huile ou de sentir un peu l’ail….Lis juste la recette, mais ne la fais pas !

Troisième et dernière précaution, que tu commences à connaître pour ces plats généreux à partager…les recettes sont familiales et la précision des mesures ne font pas partie du cahier des charges. Fais confiance à ton palais et à ta générosité !

Ah oui, en fait encore une précaution…Comment tout bon plat…Tu commences à préparer petit à petit tous tes ingrédients…Oui c’est un peu long (je dirais 1h30-2h00 en tout), mais c’est pour ça que c’est bon et c’est pour ça que tu peux boire l’apéro tout en préparant la recette !

De quoi j’ai besoin ? (pour une Tchoutchouka à partager pour 6 personnes)

  • 3 poivrons rouges
  • 2 poivrons verts
  • 6 ou 7 gousses d’ails
  • 3 oignons moyens (ou un gros et un moyen)
  • 3 boîtes de sauces tomates (j’ai mes préférences, je te le donne en message privé si besoin!)
  • du vin blanc sec (environ un verre)
  • de l’huile d’olive (sûrement plus qu’une goutte)
  • sel, poivre et cumin

Comment je fais ?

  1. Éminces finement tes oignons et tes gousses d’ails. Prends une bonne casserole (type fais-tout ou cocotte). Allumes ton four à 200°- 220°pour qu’il chauffe.

2. Prends ta bouteille d’huile, et fais comme tante Anita : tout en disant, « il ne faut pas mettre trop d’huile hein »…Et bien tu en mets quand même un bon, bon fond…! Ensuite, allumes ton feu moyen et dans ta cocotte, tu mets ails, oignons, poivre, sel et une première bonne cuillère à soupe de cumin. Tout dans cet ordre, sans bouger la petite montagne. Quand ça commences à frémir, vas-y, tu peux remuer !

3. Pendant que tes oignons et ails se dorent, tu enfournes tes poivrons, entiers. Cette opération sert à pouvoir les peler sans difficultés.

4. C’est le moment d’arroser tes oignons et ails, de vin blanc. Tu attends que tout devienne bien doré. Et tu rajoutes ta sauce tomate. Et toujours sans remuer, une nouvelle cuillère de cumin, un peu de sel et un peu de poivre. Et tu remues.

5. Lorsque les poivrons sont cuits (la peau doit être bien grillée comme dans la photo ci-dessous), tu peux les sortir du four et les mettre immédiatement dans des sacs de congélation pour que la peau commences à se détacher. Attends qu’ils refroidissent un peu et ensuite commences à les peler et à les vider.

6. C’est le moment où les stars rencontrent la sauce : tu coupes tes poivrons en petits morceaux dans ta cocotte. Et : tu sales, tu poivres..et tu remets du cumin…Et une cuillère à café de sucre (petit secret !). Tu baisses le feu et tu recouvres.

7. Au bout de 15 minutes, tu remets deux gouttes d’huile…et un peu de cumin. Tu ne remues toujours pas et tu recouvres. Là tu as le choix : soit tu mets au four pendant 20-30 minutes, soit tu laisses sur le feu pour la même durée….Et Bon ap’ !!!

Stor(i)etta : la Tchoutchouka de tante Anita feat. Yoël

Tante Anita, je ne l’ai pas vraiment connue. C’est pas ma tante. Et d’ailleurs…est-ce vraiment la recette précise de la tante Anita ? Disons que…c’est la recette qu’aurait pu donner tante Anita…si elle avait bien voulu la partager avec Yoël, son neveu, qui a grandi avec le goût de ce plat, dégusté tous les vendredi soirs, chez Tonton Jacob, à Grenoble.

Pour moi, ça reste la Tchoutchouka de Yoël…même si, sans tante Anita, nous n’en parlerions sûrement pas. Pas une soirée ne se passe ensemble, sans que je lui demande de me la préparer.

Yoël est l’un de mes 3 grand frères d’adoption. Tu l’as compris, j’ai un grand frère, et j’ai donc tout naturellement hérité de ce même lien de parenté avec ses 3 frères de cœur. Ça fait une sacrée famille recomposée, pleine de caractères et de saveurs qui se croisent et se complètent. Et puis des fois , les saveurs ne se complètent pas du tout, mais ce sont nos habitudes de famille et avec du bon vin, ça passe toujours…Il y a le gratin dauphinois du Lo de Gre, la tarte au citron du Jivo…et la Tchoutchouka du Yo, par laquelle j’ai décidé de commencer. Tu l’auras compris, ça va me causer des problèmes ce choix de priorités.

Revenons à notre tante Anita qui n’a pas partagé sa recette. Apparemment, il y a même eu un non catégorique lorsque notre Yoël a souhaité l’avoir…Mais Yo, en bon taureau qu’il est, à la fois têtu et gourmand…Il a essayé, testé et peaufiné la recette, jusqu’à retrouver le goût de son enfance…Et oui, je sais ce que tu te dis…Heureusement que Ninotchka est là pour retracer toutes ses traditions familiales qui risquent de se perdre. Oui, j’écris un blog d’utilité publique, bientôt classé patrimoine mondial de l’Unesco. En toute simplicité.

Tchoutchouka. Essaie de le prononcer à voix haute. Je crois que j’aime cette recette en partie pour son nom, qui te remplis la bouche et qui est tout aussi compliqué à écrire que Ninotchka.

Je l’aime surtout parce que c’est un plat généreux tant dans les assaisonnements que dans la façon de le partager avec tes invités, c’est un plat que tu peux accommoder de différentes façons en fonction de tes envies. C’est un parle qui parle de moments partagés avec des personnes qui te sont chères, un plat que tu peux préparer ensemble autour de la table de la cuisine et sentir petit à petit l’odeur du cumin parfumer la maison.

C’est un plat aussi qui te permet de rencontrer les personnes : l’une des dernières fois que nous nous sommes retrouvés autour d’une soirée dans les montagnes grenobloises, en mai, j’ai découvert que chacun des invités que je ne connaissais pas, avait des façons différentes de la manger : en apéro avec un bon morceau de pain, en plat principal, le lendemain avec des œufs cassés dedans, le lendemain avec ton café au petit déj, en accompagnement de la viande,…La tchoutchouka ne peut pas te laisser indifférent.

Je te partage une recette, mais saches que…comme le dit le sage Yoël : il y a autant de recettes de tchoutchouka que de recettes de caponata. Tu ne sais pas ce qu’est la caponata ?! Et bien, tu vas attendre un peu…Mais si au cas où, tois aussi tu as une tante Anita et que tu as une variante de tchoutchouka, ou un souvenir à partager…Écris-moi !

Recette : le gâteau au citron qui brille

Ce gâteau aussi fa casa, il sent bon le four chaud, les agrumes d’hiver et les goûters au chaud. Il fait aussi partie de mes hits de l’enfance, j’alternais entre celui-ci et la crostata. Bon pour la crostata, on a compris, les petites formes, c'(est)était amusant à faire. Et le pétrissage de pâte, c’est un plaisir intense…pourquoi ce gâteau au citron me fascinait tant ?

Je fais partie de ces personnes qui pour faire un truc, elles ont besoin de (se) mettre en peu scène. L’histoire du blog d’ailleurs c’est un peu ça : tu ne peux pas juste manger chez moi. Non, tu te prends l’histoire qui va avec l’assiette. Avec touuuus les détails. Et qu’elle soit bonne ou pas (l’assiette…), tu as quand même une histoire…(les canederli, ça te parle ?).

Au bureau, par exemple, quand j’en avais un fixe, il m’a toujours fallu toute la panoplie : le cahier funky girly pour avoir envie de prendre des notes, les feutres pour ne pas écrire avec ces Bic sans charmes, mes sachets de thé, ma tasse,… Aujourd’hui, j’ai un bureau nomade et c’est la même : je me déplace avec mon cahier funky girly, ma trousse et mes feutres pour ne pas dépendre des stylos Bic sans charmes, mes sachets de thé…Et tout ça, que je sois en compagnie ou seule. La scénarisation, me motive !

On m’analysera une prochaine fois, je ne suis pas certaine que cela tienne en un article de blog. Je crois juste que ce gâteau, enfant, m’a séduit pour ça : il nécessite un peu de mise en scène pour être réalisé. Tu as besoin d’un fouet, c’est une préparation liquide, donc un peu plus technique, il faut intégrer du jus, éviter les grumeaux… Et summum de la recette… Il y a aussi un glaçage. Je n’avais jamais fait de glaçage et ça me semblait hyper technique. Donc trop la class si j’y arrivais.

Je me vois encore, pré-ado, en train de préparer la balance pour mesurer avec précision les ingrédients (c’est même pas des chiffres ronds, chaud !), presser le citron, veiller à bien mélanger. Je me revois aussi attendre patiemment que le gâteau refroidisse pour faire le glaçage pour recouvrir le gâteau.
Et j’entends encore le mmmmmmhhhh de gourmandise de mes parents à la première bouchée… Fierté totale.

Tu l’as compris cette recette milite pour la confiance en soi de tes enfants, neveux, filleuls : c’est un peu le niveau 2 du jeune pâtissier… + développement de qualités intéressantes comme la patience et la précision !

Si tu as la chance d’avoir une fratrie, une cousinade, à ta disposition, de 6 à 13 ans par exemple cette recette est faite pour toi. Et ta sieste du samedi après-midi est assurée.

Si tu as juste envie d’utiliser ton citron ou orange, essaie-la aussi. Et si tu es juste gourmand.. Cette recette aussi est faite pour toi aussi !

De quoi j’ai besoin ?

Pour la pâte :

115gr de farine

115 gr de beurre pommade (vraiment très ramolli. La margarine peut marcher aussi !)

2 oeufs

115 gr de sucre de canne

1 cuillère à café bombée de levure

1 citron (ou une demie orange)

Pour le glaçage :

100 gr de sucre glace

le jus d’un citron ou d’une orange (si tu as une bonne orange sanguine, ton glaçage devient d’un joli rose !)

Comment je fais ?

1. Tu mélanges le sucre et les œufs. Quand ça devient mousseux, rajoute ton beurre bien ramolli. Mélange bien jusqu’à ce qu’il n’y ait pas de grumeaux.

2. C’est le moment des poudres : et hop, tu rajoutes farine et levure à ta préparation.

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3. Lorsque ta pâte est bien mélangée et lisse, sans grumeaux, c’est le moment de l’entrée de ton ingrédient star. Presse un citron ou une demie orange et ajoute à la préparation ! et devine quoi ? Fais attention aux grumeaux !!

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4. Allume ton four à 180 °. Beurre un moule plutôt petit (c’est un petit gâteau) et rajoute un peu de farine, puis renverse ta préparation. Tu peux aussi faire dans des moules individuels, type muffin, en remplissant jusqu’au 2/3. (Petite astuce : quand tu fais un gâteau dans un grand moule, garde toujours un peu de ta préparation pour un petit moule, comme ça tu peux goûter à la fin de cuisson sans couper le grand !). Comme tout gâteau, il est cuit quand la lame de ton couteau en ressort sèche (perso je le fais toujours avec un curedent, mais je trouve ce mot particulièrement laid, je ne peux l’écrire !).

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5. Et TADAAAAAA.  Ton gâteau est bien froid ? Tu peux le démouler dans une jolie assiette. Tu mélanges ton sucre glace avec le jus d’un citron. Tu fais en sorte qu’il soit bien lisse et avec une maryse (yeah, vocabulaire pro aujourd’hui), tu l’étales avec délicatesse et uniformément sur tout gâteau…Je le découpe en petits carrés gourmands, et HOP, parée pour le tea time !

Stor(i)etta : la recette des canederli. Ou ceux qui auraient pu être des canederli.

Cher lecteur, tu m’as compris, je ne triche pas avec toi. Il y a plusieurs raisons à ça, mais la principale est que vraiment…je ne me prends pas du tout au sérieux. Je veux dire, j’écris un blog, mais ces articles auraient aussi pu être des lettres envoyées à mes amis ou juste un cahier de recettes. Mais j’ai eu envie d’essayer autre chose, pour me marrer, pour transmettre.

Bon pourquoi je te raconte ça, tu te demandes ? Bah parce qu’en fait, avant de poster une recette si familiale et facile qu’elle puisse être, il y a pu y avoir quelques ratés. Comme on dit en italien : « non tutte le ciambelle escono con il buco ». Et hier soir, il y a eu plusieurs donuts sans trous.

Profitant d’un rendez-vous stéphanois, j’organise une soirée avec ma maman, qui m’a transmis cette passion pour les recettes et les personnes qui te les transmettent. Ça fait un mois qu’on parle de cette recette de canederli, parfaite pour l’hiver et plutôt inconnue endehors du Trentino…et puis plein d’anecdotes pouvait accompagner sa publication. Tu m’as compris, le post était dans ma tête, la pression sur ma maman.

Bon on a commencé sur une incompréhension. Elle voulait cuisiner le matin et moi le soir. Je sens donc un moyen enthousiasme lorsqu’elle vient me chercher et qu’elle comprend qu’elle ne va pas y échapper.Mais c’est une maman, et qui plus est qui a appris à être maman en Italie. Nous voilà donc en cuisine le soir.

Tous les plats jolis ont été sortis pour les photos. Tous les recoins de la cuisine nettoyés. Le petit napperon assorti, bien repassé et prêt pour le shoot. Tous les ingrédients achetés. Elle avait même pensé à comment les disposer, comment couper les ingrédients pour que je prenne bien les photos. On était au top. Et je sentais quand même une légère pression sur ses épaules.

J’avoue avoir été un peu surprise, quand au détour d’une phrase elle me dit : une seule fois je les ai complètement ratés, ils se sont complètement défaits à la cuisson. Mmmhhh1.

Puis j’ai eu un deuxième moment de doute quand elle m’avoue avoir cherché des recettes précises sur internet, parce qu’elle le fait un peu comme ça, et bah c’est pas sérieux Fanny. Du coup elle a changé la viande qu’elle utilise d’habitude. Mmmhhh2.

Et on a quand même un doute commun sur l’utilisation de la baguette. Mmmhhh3.

Je commence à comprendre qu’il est possible que nous soyons proches du désastre. Mais ma confiance en ma maman est sans limites, elle sait ce qu’elle fait.

Et j’aurais pu arrêter le post là : la recette est trop cool, la voilà, testez. Ou aussi juste ne rien dire, ne pas vous parler des canederli et vous parler de mon gâteau à l’orange qui est trop bon. Ou alors tricher un peu, comme quand on a trop une sale tête en photo, mais grâce à ton correcteur de smartphone et aux filtres insta, tu as quand même une mine de rêve. Oui, j’aurais pu faire pareil. Tenter d’en sauver un et puis, hop, une photo et voilà… Faire croire qu’on est trop des bomabsses des fourneaux en famille, tout le temps. Tu veux toutes les coulisses ? oui, j’ai essayé d’en sauver un… Et il s’est littéralement desintegré sur ma louche.

Donc voilà cher lecteur, le résultat final des canederli. Je te laisse apprécier la progression de leur décomposition. Sans filtres. Je ne te dis même pas que c’était bon, parce que je crois que malgré ce qu’on se disait, on n’a pas trouvé ça bon non plus. Je te laisse aussi chercher sur google à quoi ils auraient du ressembler.

Sois rassuré : rendez-vous a été pris pour le round 2.

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