Stor(i)etta de MaMéditerranée et la découverte du Zaatar avec J&C

Écouter Justin parler, c’est être immédiatement embarqué dans l’ univers qu’il te choisit : il sait te décrire les personnages de ses histoires, leur mimiques, planter le décor, les sons, te parler des odeurs, des sons…Tu ne peux qu’accepter de voyager avec lui. Il vit son histoire, sa voix est d’abord posée, puis éclate d’un rire contagieux et ses yeux pétillent. Pour un si bon conteur, c’est intéressant qu’il ait choisi un métier où il traite l’image et fait parler les autres. Parce que Justin c’est ça aussi : il donne la parole à tous ceux qui n’osent pas la prendre. Il sait écouter. Tu parles et il écoute tes mots. Et ça, je ne sais pas si tu l’as remarqué cher lecteur, mais c’est une qualité qui est aussi rare qu’une bonne tomate…

Justin et moi avons beaucoup de choses qui nous rapprochent : l’amour pour notre douce Coco (on lui montre sûrement pas de la même façon), l’amour du style (avec la petite différence que Justin te fait croire que son style est le fruit du hasard), une addiction à la focaccia et une toute légère propension à l’exagération de temps à autre. Nous partagions déjà tout ça donc, et c’était pas si mal.

Mais notre relation a depuis peu a pris un tournant. Et ma vie n’a plus jamais été la même. Mais ne crois pas que je vais te dévoiler tout d’un coup, va falloir m’écouter un peu, car tu sais, cher lecteur, j’ai quelques fixettes, que j’ai envie de te raconter.

Tu savais que parmi ma petite centaine de qualités, je suis aussi très physionomiste? Il m’arrive de croiser des personnes, de les revoir et de chercher pendant des heures où j’ai bien pu les voir la première fois. Et alors là, tant que je n’ai pas trouvé, je n’écoute plus, je refais tous mes déplacements dans ma tête, je repense à tous les lieux que j’ai visité, je tourne en boucle. Des fois, ça me réveille même la nuit. Et ça ne va pas t’étonner, j’ai le même toc avec la cuisine. Il m’arrive de goûter un plat, découvrir un goût, et le rechercher pendant des mois. Ça me l’a fait avec le combawa par exemple. Jusqu’au jour où enfin, lors d’un rendez-vous galant, cet agrume fait son apparition… Et tout retrouve sa place : une odeur = un goût = un agrume = une Ninotchka heureuse. Puis un jour, avant même que les graines des bobos et les cuisines asiatiques soient à la mode, je mange des perles coco fourrées d’un truc noir addictif, que j’ai recherché pendant des années…C’était de la crème de sésame noir…dont je peaufine la recette depuis. Et puis..Et puis, il y a eu ces galettes libanaises. Pendant des mois j’ai été obsédée par ces galettes que j’achetais en bas de chez moi. Avec ce petit truc dessus qui leur donnait un goût de folie. Il y avait des graines de sésames, oui, mais ce n’est pas que ça… il y a autre chose, comme une petite poudre couleur camel qui semblait avoir ce goût indéfinissable, mais tellement familier…

Tu crois que j’ai perdu mon propos initial ? Je pensais que tu commençais à me connaître…ah décidémment, je dois t’écrire plus pour que tu me fasses confiance. Revenons à notre Justin, lors de la préparation de nos jolis gombos (et si tu n’as pas fait la recette de grande-mère Ayaba, essaie vite, tu ne seras pas décu). Donc Justin, me tend un petit pot, avec une petite poudre couleur camel. Et c’est à ce moment précis, que ma relation avec Justin a changé à tout jamais. Il me présente Zaatar. Toi non plus, tu ne connais pas Zaatar ?

Zaatar est un des produits de MaMéditarranée. Une douce épice, faite d’un mélange de thym, sésame et sumac…Une épice que Justin et Coco ont connu pendant leurs années Liban. Et depuis cette découverte, j’ai très envie d’aller de l’autre côté du bassin et comprendre ce qu’est le Liban, ses habitants, ses goûts et sa cuisine. Parce que même si le Zaatar n’est pas un goût de mon enfance, c’est sans aucun doute une des saveurs de MaMéditerranée : du caractère, simple et accessible, qui sent bon les moments en famille…
Justin a massé sa viande avec et m’a donné plein d’idées de mijotés et de gratins de légumes…Mais la vraie découverte addictive, j’avoue, arrive de ma Coco. Une façon douce et simple de rencontrer Zaatar…Zaatar, pain et huile d’olive….Respiration. Au petit déjeuner, comme les libanais, me dit-elle. J’ai essayé. Essaie. Fais-nous confiance, essaie…Mes matinées sentent bon la mer et la douceur de vivre depuis que mes petits déjeuners sont avec Zaatar…enfin jusqu’à ce que mon frère me pique mon petit pot…Depuis je recherche mon petit bout de MaMéditerranée à Lyon…Appel aux amis du Liban, partagez vos adresses et dites à Ninotchka où trouver son Zaatar !



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