Stor(i)etta : mon addiction ai biscotti

Je bataille depuis que j’ai décidé d’écrire cet article sur le souvenir qui me rattache ai biscotti (=aux biscuits). Et en écrivant la fin de la version 1 de cet article, je viens d’en modifier le début car ça m’est enfin apparu une évidence. Et dans la version 2, tu as gagné le gros lot : ce n’est pas un mais bien deux souvenirs que je vais te partager. Générosité de Noël.

Ma famille a parcouru beaucoup de kilomètres en voiture. Et mon père étant matinier, nous partions toujours à l’aube. A 6h30 on était dans la voiture. Vraiment. J’ai plein de souvenirs de levés de soleil que je regardais à l’arrière de la Lancia Delta bleue, intérieur alcantara et petit toit ouvrant. Radio Italia uno ou Gipsy king en cassette. Un père moustachu au volant. La fin des années 80 en Italie, résumée en une voiture.
Mais je sais aussi que de ça tu t’en moques un peu et tu te demandes le lien avec i biscotti. Autogrill. Voilà le lien. La pause que mon papa faisait, infailliblement. Et infailliblement nous avions droit à un paquet de Grisbi’ et des morositas ou des fruit-joy (bonbons italiens,…rien à voir avec nous amis H.). Mais les Grisbi’…ça reste mon goût du voyage en voiture. Un paquet sobre et élégant qui n’avait d’égal que la perfection du biscuit : une coque chocolatée, avec à l’intérieur une onctueuse crème de noisettes.
N’essaie pas de me dire qu’on les trouve aussi en France : c’est vrai, des imitations existent. Mais oserais-tu comparer une baguette de ton boulanger de quartier, tout juste sortie du four, avec une baguette sous-vide prête à être réchauffée ? Voilà.

Mes souvenirs (et i biscotti d’ailleurs) ne sont pas qu’industriels, ce serait réducteur de croire ça.. Et sous-estimer ma gourmandise. Derrière ces biscuits , se cachent aussi un artisanat. Rentre dans les boulangeries italiennes et tu verras, elles regorgent de petites surprises : paste di meliga, canistrelli, meringhe, baci di dama...Tu rentres et tu repars avec ton petit sachet en kraft marron rempli de biscuits, que tu as acheté au poids..Ce sont d’ailleurs ces biscuits que je vais en partiete faire découvrir…Stay tuned !

Maintenant que tu as compris mon addiction, sache que mon petit déjeuner préféré est celui italien : à la maison avec i biscotti, au bar avec il cornetto. Je te parlerais une fois de mon arrivée en France au doux âge de 13 ans. Je voudrais juste partager avec toi, comment j’ai commencé une rehab forcée de biscotti : en France on ne déjeune pas avec des biscotti. Et ne me dis pas « mais si, il y a les Petits Beurre par exemple ». On ne va pas se mentir hein, il y a plus funky comme biscuit. Commencer ta journée avec un truc qui s’appelle petit beurre, déjà c’est quand même moyennement jouissif. Sans compter qu’un biscuit sur deux, un fois trempé dans le café chaud…disparaît dans ce même café chaud. Et ça, en général, ça me fou hors de moi.
Cocteau apparemment a dit que les français, ce sont des italiens de mauvaise humeur. Il avait dû lui découvrir i biscotti.
Envie de commencer bien la journée ? C’est par ici ou par !

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